La conjoncture touristique

La conjoncture touristique it

Les habitudes de consommation des touristes italiens ont évolué. Afin de relancer leurs activités, les entreprises touristiques italiennes doivent dès lors s’adapter à de nouvelles tendances, comme par exemple le développement de l’œno-tourisme, le tourisme vert, les très courts séjours, le fléchissement du tourisme d’affaires.

Recul des voyages et recherche de solutions alternatives pour les vacances

En 2013, il y aura 5,4 millions d’Italiens de moins qui devraient voyager par rapport à 2012, ce qui représentera un impact de -2,7 milliards d’euros sur l’industrie du tourisme.
Les Italiens seront moins nombreux à partir en vacances cette année.
Les touristes italiens ne renoncent pourtant pas à leurs vacances. Ils recherchent des destinations proches, faciles d’accès et concentrées en activités dans le but de réduire leurs dépenses. En effet, les attentes des clients italiens ont évolué, notamment au niveau des prix des hôtels et autres logements touristiques. Ils s’attendent à une évolution cohérente des tarifs par rapport à la récession que connait le pays.
Concernant les destinations, 2/3 des touristes qui ont décidé de partir en 2013 rejoindront la mer, tandis que 7% envisagent la montagne. Le nombre de séjours chez des amis et/ou la famille a doublé, toujours dans le but de réaliser des économies. Une légère baisse du tourisme vers les destinations les plus populaires est prévue pour 2013, exception faite de la Toscane et des Pouilles. Les côtes des régions Marche et Emilie-Romagne résistent également à cet affaiblissement du marché. Les destinations extra-européennes tendent à reculer, de même que les destinations européennes même si les Baléares, la Grèce et l’Allemagne font aussi figure d’exceptions.
Au niveau des transports, la voiture reste le moyen de locomotion préféré des italiens, suivi par le train à grande vitesse, qui a d’ailleurs connu une augmentation du nombre de passagers de 7,5%.
Dans ce contexte, certains secteurs arrivent à se faire une place dans l’industrie touristique et tendent à se développer : le voyage en train, les croisières méditerranéennes, le tourisme « vert », les Bed&Breakfast, le tourisme en plein air (bungalow, mobil-home), et particulièrement le tourisme à pied ou à vélo qui est en pleine expansion.

Tourisme intérieur italien

Dépenses des touristes sur le territoire italien en 2012 (en milliards) :

  • Dépense des touristes italiens : 41,448 €-
  • Dépense des touristes étrangers : 30,774 €-
  • Total : 72,222 €

 Distribution des dépenses touristiques (2012) :

  • 27.3% : Logement
  • 19.3% : Restauration
  • 17.9% : Produits vestimentaires
  • 17.6% : Divertissement
  • 14.0% : Agroalimentaire
  • 4.0% : Autres

Poids du chiffre d’affaires selon la destination (2012) :

  • 25.2% : Destinations balnéaires
  • 23.0% : Destinations culturelles
  • 9.2% : Montagne- 8.2% : Lacs
  • 3.2% : Villes thermales
  • 2.9% : Tourisme vert
  • 28.2% : Autres destinations

Le tourisme œno-gastronomique en Italie : une augmentation de 12% en 2012

Selon les chiffres de l’Observatoire du tourisme du vin en Italie, en 2012 on constate une nette augmentation des touristes à la recherche de bons vin, d’une bonne alimentation … Ces dernières années ce phénomène a généré un chiffre d’affaire compris entre 3 et 5 milliards d’euros et a fait déplacer environ 5 millions de touristes internationaux en Italie. Le territoire viticole le plus convoité par les touristes serait le Piémont, suivi de Verone et Sienne en Toscane.

Ecart de plus en plus important entre le sud et le nord de l’Italie

Constater que le tourisme en Italie est la clé du succès et de la croissance est un peu tard, et comme le montrent les données officielles de l’ISTAT et de l’ENAC, les pourcentages des arrivées et des nuitées ont fortement baissé ces dernières années. En outre, l’écart structurel entre le Nord (Lombardie, Piémont, Latium, Toscane …) et le Sud (Sardaigne, Calabre, Pouilles …) du pays se creuse au profit du Nord. Pour ce dernier, on compte des dépenses touristiques à hauteur de 21 milliards d’euros alors que dans le Sud elles représentent 5 milliards d’euros. 
L’Italie a toujours eu une structure peu cohérente et très fragmentée, c’est dans ce cadre que nous pouvons voir des différences nettes et conséquentes entre les régions. Depuis une dizaine d’années, les 2 tiers de l’augmentation des nuitées a été générée par les régions du Nord.

Le tourisme d’affaires en fléchissement

En 2012, le nombre de voyages d’affaires s’élevait à 29,9 millions pour des recettes de 18,3 milliards d’euros. Cela correspond à une croissance de 1,1% par rapport à l’année précédente. Ces chiffres pourraient laisser présager une augmentation du nombre de touristes d’affaires, mais correspondent en fait à une baisse de 3%, notamment due à l’inflation, à l’augmentation du coût de la vie, ainsi qu’à la dépréciation de l’euro sur le dollar. Cette tendance négative du tourisme d’affaires concerne notamment le secteur des services. 
Concernant les dépenses touristiques d’affaires, on peut constater une forte augmentation dans les transports aériens grâce à de nouvelles politiques tarifaires ainsi que dans les transports ferroviaires avec de nouvelles voies grandes vitesse.
Selon l’Observatoire Business Travel, tous les types de voyages d’affaires ont fléchi, mais l’impact est plus important sur ceux dits « collectifs», c’est-à-dire des voyages d’entreprises et d’incentive, qui ont enregistré une baisse de -6,7% par rapport à 2011. Les voyages d’affaires de courte durée sont également en diminution (-5.9%). En positif, les déplacements liés aux salons progressent de 1,6%. 
Les perspectives pour 2013 laissent place à l’optimisme. Si le prochain gouvernement décide d’établir de nouvelles politiques industrielles et de mettre en place des réformes pour stimuler la croissance économique et les flux d’investissements étrangers, le segment du tourisme d’affaires pourrait connaître une croissance estimée entre 3 et 6%.